Composter pour éviter de jeter

Composter

Nous arrivons au terme de cette série d’article sur les 5R, qui nous amène cette semaine, à parler du compostage. Bon d’accord ! Ce n’est pas un “R”, mais en anglais oui (Rot).
Composter est un moyen de réutiliser nos déchets organiques qui seront transformés en humus par l’apport d’air et par l’action de micro organismes.

Chez nous nous avons de la chance. Des composteurs sont disponibles à un prix limité (10 ou 15 € selon le volume) dans les bureaux de la SNA, à Douains. Il suffit de s’y rendre le matin, avec un justificatif de domicile. Petit plus non négligeable: une poubelle pour collecter les déchets de cuisine destinés au composteur vous sera également remis.

Que met-on dans le COmpost ?

Un bon compost est composé de 60% de matière azotées et de 40% de matières carbonées. D’accord pour la théorie, mais en pratique ça veut dire quoi ?

Les éléments organiques riches en azote, ce sont tous les engrais verts. C’est à dire le foin, le fumier sans paille ; les déchets de la cuisine comme les épluchures, les fruits et légumes abîmés, les coquilles d’œuf, le marc de café, les filtres en papier, les restes alimentaires (sauf la viande qui est à banir)

Les  éléments riches en carbone sont pour la plupart les déchets de jardin.  Comme la paille, la sciure de bois, les feuilles d’arbre (bouleau érable ou chêne), les branchages, la tonte, la tourbe. Les déchets de taille et les branchages sont plus difficiles à composter et nécessitent l’achat ou la mise à disposition d’un broyeur.

Les déchets de maison comme les cendres de bois, le papier journal, les bouquets fanés, les sciures, les mouchoirs en papier peuvent également être mis dans le composteur.

Des règles simples pour bien "composter" !

  • On l’a vu plus haut, l’idéal est d’avoir un bon mélange des éléments riches en azote et ceux riches en carbone. Pour cela, à chaque dépôt de déchets « humides » ,venant de la cuisine, essayer de déposer également des broyats de branches ou de feuilles mortes.
  • Pour assurer la bonne oxygénation du compost, il est conseillé de le retourner régulièrement, ce qui permet également de mélanger les différents déchets entre eux et de maintenir un taux d’humidité assez élevé, pensez à arroser à l’eau de pluie en été.
  • La durée du compostage est variable selon la température. Comptez un à trois mois pour un compost à demi mûr. C’est à dire que les matériaux encore reconnaissable mais brunis. Puis six mois pour un compost complètement mûr et riche en humus. 
Composteur

Comment savoir si votre compost est mûr ?

Pour savoir si votre compost est bien arrivé à maturité, il y a 3 indication à surveiller :

Sa texture

Un compost mûr prend une apparence homogène. Vous ne devez pas reconnaître les résidus de feuillages, d’épluchures, ou d’autres éléments qui y ont été incorporés. Ces éléments se sont décomposés, et il ne reste que des petits fragments friables et légers. Si vous prenez une poignée de compost dans votre main et que vous serrez puis relâchez, les éléments ne doivent pas coller les uns aux autres en formant un boudin.

Sa couleur

Le compost mûr prend une couleur brune, presque noire et homogène comme celle du terreau du commerce.

Son odeur

Un compost mûr dégage une odeur agréable d’humus, de sous-bois forestier. Si l’odeur est forte ou désagréable, le compost n’a pas fini son processus de maturation.

Comment utiliser son compost ?

Ça y est, vos déchets sont devenus une ressource prête à être utilisée !! Et bravo pour ça !

Avant maturité complète de votre compost, il peut déjà être utilisé en paillis. Dans ce cas, il protège en plus le sol du froid en hiver et de la chaleur en été.

Plus qu’un engrais, le compost permet d’améliorer la structure du sol, de l’équilibrer, de l’enrichir et de le rendre plus fertile.
A maturité, Il peut être utilisé de deux manières différentes (source : site sietrem.fr) :

  • comme amendement organique : il augmente le taux de matière organique dans le sol et améliore la capacité de rétention en eau et la porosité du sol tout en en contrôlant l’érosion. Vous l’épandrez en couches minces (1 à 5 litres par mètre carré), puis l’incorporerez superficiellement au sol par griffage (sur 5 à 15 centimètres) ;
  • comme support de culture : il contribue à la croissance des plantes et les aide à développer un bon système racinaire. Il est souhaitable de préparer un terreau en mélange avec de la terre et votre compost. En effet, il faut absolument éviter de semer ou de planter directement dans le compost.Si certaines plantes comme les tomates ou les potirons peuvent s’en accommoder, la majorité des plantes ne le supportent pas.

Pour les jardinières, le mélange idéal est 60% de compost et 40% de terre.

Compost

Pour conclure, le compostage est une manière de rendre à la nature un peu de ce que nous lui prenons. Bien sûr, chez L’z M nous vous conseillons de mettre dans votre compost des produits issus de l’agriculture biologique !

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